Hocus Pocus
C'est n'importe quoi cette histoire! ... Il y a des fois où j'aurais bien voulu être écervelé, ne rien comprendre et agir suivant l'instinct.
C'est en refaisant exactement la même chose que je me suis rendu compte qu'à un autre niveau j'étais la victime et plus le sadique. Le genre d'histoire de fou où le chien te suit à travers toute la ville, alors bon t'es cool t'y fais des calins et tout. Mais un moment ça va, après basta, mais ça revient à la charge...
Et puis ces paydays d'intellectuels, bourrés de préjugés, c'est sûr ça sait cogiter, mais attention à la balayette, t'vas tomber de ton trône tss.
Cet été s'annonce comme l'exact opposé du précédent.
Et sinon pour expliquer un peu mon nick actuel un petit exposé...
Dans Le Monde daté du dim 8/lundi 9 juillet 2007, nous pouvons lire deux brèves en bas de la page 10.
Brèves assez révélatrices à mon goût d'une certaine manière de présenter "l'information objective" chère à tous les journaleux néfastes qui peuplent la presse - ceux-là se reconnaîtrons.
La première brève nous dit qu'"en marge d'une manifestation" parisienne, "organisée pour exiger que la lumière soit faite sur les circonstance de la mort [...] d'un jeune homme, peu après son interpellation", "des dizaines de jeunes encagoulés ont caillassé des policiers, blessant légèrement trois d'entre eux."
La deuxième nous apprends qu'"un arsenal de guerre comprenant lance-roquette, fusils d'assaut et explosifs a été découvert" par la police dans le Var, "en marge d'une enquête sur un trafic de cocaïne autour des soirées tropéziennes".
Brèves ma foi assez factuelles, là n'est pas le problème. Ce qui se passe, c'est que chacune de ces brève possède un en-tête au-dessus du titre, en caractères plus épais (quoi que légèrement grisés).
Ces en-têtes sont "Violences" pour l'un et "Fait divers" pour l'autre.
Vous me suivez ?
Le caillassage entrainant des blessures légères (comme une chute de bicyclette) est une "violence".
Alors que l'existence d'un stock d'arme de guerre, assez pour détruire des bâtiments, des personnes, des vies, ce n'est qu'un "fait divers".
De plus, si l'on rentre dans leur phraséologie et qu'on rattache chaque fait cité par rapport à ce à quoi il est "en marge", on arrive au fait que des gens manifestant après une mort suspecte constituent une "violence", alors que les soirées cocaïnées de saint-tropez, et tout ce que cela implique avant et après, ce nes sont que des "faits divers".
Le monde selon Le Monde, ou comment la presse essai de rattraper la télévision dans le lavage de cervelles....
( Et le lavage de cervelles ne se limite pas qu'à Le Monde ...)

- Tac
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