Lettre ouverte
... comme un animal mort écrasé au bord de la route, sans complexe les entrailles à l'air libre et la bonne odeur de ma viande faisandée.
Ras le bol de ma condition d'estrassat muette mais comme Saïd l'a dit, je suis le sage, qui ne dit mot mais qui écoute et dialogue avec lui-même, allez savoir...
"C’est le secret caché dans le cœur du sage" une obsession qui tue à petit feu, impossible de se résigner c'est ancré et encré et on coule, "Tu m’as tendu la main un jour et depuis je suis riche" j'en crêve "Et me prennent pour fou ceux qui au lieu du cœur ont une pierre" et les oreilles capitonnées. Peut-être est-ce moi qui ne suis pas assez clair, trop peur d'assumer au grand jour.
"Ce n’est qu’une métaphore pour ceux qui comprennent
J’ai compris ce qu’était le bien à la lueur de mon cœur
Et la sincérité seule nous préserve de l’erreur" à quoi bon quand sans vecteur?
"Je veux être de ceux dont le visage porte la marque de Ta proximité" car je bloque, impossible d'avancer, la mécanique du bonheur coince et on en est réduit à vagabonder dans les artifices. Je peux pas nier qu'au moins je me sens vivant, monde de douleur psychique et physique, quoi de mieux pour se sentir usé?
"Et les mots me manquent pour oser dire
Que tu es la source de toutes choses
De toute éternité ces mots sont gravés dans mon cœur"
Sous la pluie, en ton absence, sur le chemin du retour, ça résonne dans ma tête, à croire que n'importe quoi me parle et me touche dans ces moments là... mélange de bon et mal (en barre)
On m'a dit un jour pourquoi es-tu figé? Tu as tout autour de toi. Je suis un exemple concret de l'auto-conditionnement (ou self-brain-wash), pas moyen d'y échapper, malgré ces dernières semaines éprouvantes pour l'organisme, merci mes têtes brûlées "ya pas d'heure pour sortir tomber les bouteilles". En attendant je compte les jours avant de me retrouver seul, et de retomber la condition étudiante (si j'y parviens).
"Tchik Tchik Tchinkunguuuuunya! Chinkungunya, ça nique sa mère"
Citations tirées pour la plupart d'Abd Al Malik dans sa chançon "Ode à l'Amour"

- Tac
- 12:46
- Lien permanent
- Commentaires
- Abus ?


